Blandine Legal Dornez s’est engagée à raconter aux lecteurs du Nénuphar,
ses souvenirs de jeunesse à Sainte-Geneviève, son village natal.

Encore un mois de vacances. Que de choses on faisait pour passer le temps! Nous étions pas mal toujours dehors, à jouer ou à travailler à la ferme. Pas le temps de s’ennuyer. Ma sœur me rappelait l’autre jour qu’on remplissait de vieux pneus avec de la gravelle, en guise d’essence, et l’on s’imaginait que c’était une auto que l’on  roulait en bas de la petite côte tout près de chez-nous. On aimait jouer à cache-cache avec nos voisins, surtout le soir. Il y avait beaucoup d’arbres et de nombreuses bâtisses.

 

Le jeu « qui sera le dernier à toucher l'autre » était aussi très populaire. J’ai vu mon frère venir jusqu’au magasin pour être le dernier à me toucher l’épaule. Je courais moins vite que lui, alors il gagnait souvent. Même papa et maman étaient de la partie. Un jour d’hiver, alors que mon père était en train de se chausser, je

suis vite passée près de lui et je l'ai touché à l’épaule en me dirigeant vers l’étable. Il se leva rapidement et me suivit dehors pour me rendre la pareille, mais une fois arrivé sur le perron plein

de neige, il réalisa qu’il n’avait qu’un bas et qu’il ne portait pas ses chaussures. Rendu à l’étable, alors que j’étais en train de traire une vache, il me toucha l’épaule en passant. Puis, à mon tour de l’attraper quand il était occupé et ça continuait comme ça.

 

On se couchait plus tard quand il n’y avait pas d’école. Nos parents nous savaient en sécurité dans notre petit patelin, il y avait rarement une automobile sur le chemin et tout le monde se connaissait bien. Les familles étaient nombreuses, on s’amusait bien et l’on s’entraidait tous en cas de besoin.

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