La taverne des voyageurs

Durant la première moitié du XIXe siècle, à Lachine, village avoisinant de la ville de Montréal, des hommes de tout âge se réunissent régulièrement dans la taverne locale.

 

Un tel endroit est idéal pour qu’un bourgeois puisse recruter les gaillards requis pour manier les pagaies des gigantesques canots du commerce de fourrures. Parfois, plusieurs membres d’une même famille s’embrigadent pendant une saison, au moyen d’un contrat signé d’un X.

 

Ces voyageurs appelés « mangeurs de lard » font constamment la navette pour parcourir les quelque 1 500 kilomètres entre Montréal et le Fort William, ce grand poste de traite de fourrures, appartenant à la Compagnie du Nord-Ouest, à l’extrémité ouest du lac Supérieur.

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Certains seront appelés à voyager encore plus loin vers le nord-ouest au « Pays-d’en-Haut » devenant alors des hivernants ou « Hommes du Nord ». Ces hivernants s’établissent en permanence dans l’arrière-pays, parmi les Premières Nations, afin d’assurer une liaison entre le commerçant de l’Est et le chasseur autochtone des riches pelleteries des Territoires du Nord-Ouest.

 

Ces voyageurs canadiens-français de la vallée du Saint-Laurent, au Bas-Canada, fondent des familles avec les femmes autochtones du Nord-Ouest, adoptant leurs us et coutumes. Une « Nouvelle Nation » francophone est alors née dans les Prairies : les Métis de l’Ouest canadien.

Note : L’esquisse au crayon présentée ici a été conçue, comme plusieurs autres de mes dessins dans cette série, dans le cadre de la création du site Web interactif Rendezvousvoyageurs.ca des Productions Rivard.

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Chaque mois, l'artiste manitobain Robert Freynet nous offre une illustration au crayon racontant divers aspects de la vie des voyageurs.

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