Cette chronique se veut une forme d’éditorial qui exprime certains des points positifs et quelques fois moins positifs de nos réseaux de la santé, par des rencontres et des lectures que je fais dans mon quotidien. Espérons qu’elle vous inspirera à aiguiser votre sens critique et à comprendre que la véritable santé part de nous-mêmes et de nos actions de tous les jours.

Mise en garde du Nénuphar : Les opinions présentées dans ce texte représentent le point de vue de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du magazine.

Le ménage du printemps, ça vous dit quelque chose?

C’est la période de l’année où l’on pense à remplacer le vieux par du neuf, dans tous les sens du terme, et surtout dans notre corps. J’ai l’impression que les changements de saison nous font cet effet, et plus particulièrement au printemps.

 

Les plantes printanières offrent beaucoup de propriétés détoxifiantes en activant nos mécanismes d’élimination, et fort probablement que nos ancêtres en profitaient à ce moment-là pour effectuer des cures de nettoyage.

Aujourd’hui, les plantes vendues sous forme de comprimés, de teinture ou en vrac, nous viennent d’un peu partout dans le monde et n’ont probablement pas été cueillies la semaine dernière. Les méthodes de conservation et de séchage étant beaucoup plus sophistiquées, elles permettent une bonne conservation, et ainsi nous n’avons pas toujours besoin d’attendre les pousses printanières pour les consommer. Par contre, qu’en est-il de la qualité? Depuis quelques années, beaucoup de compagnies nous disent que la qualité des plantes médicinales est en baisse et qu’elles ont de la difficulté à s’approvisionner auprès de leurs fournisseurs internationaux.

 

Il y a quelques années, le New York Times publiait une lettre du procureur de l’état de New York adressée à quatre géants de l’industrie du commerce de détail qui vendaient des compléments alimentaires à base de plantes. Il les sommait de cesser la vente et de retirer du marché un certain nombre de leurs produits qui étaient supposé contenir des plantes médicinales, mais et qui en fait n’en contenaient pas du tout. De nos jours, les nouvelles techniques d’analyse de l’ADN végétale nous permettent d’identifier plus précisément la nature d’une poudre de plante et d’en définir le contenu exact, ce qui était impossible auparavant.

 

Le pharmacien Jean-Yves Dionne, expert en PSN (produits de santé naturels), dans un billet sur son blogue, nous parlait de la qualité variable des produits sur le marché en prenant l’échinacée comme exemple : « Le cas de l’échinacée est patent : dans les boutiques et les pharmacies, on retrouve côte à côte des produits dont la matière première est achetée sur le marché international (habituellement en Chine), le moins cher possible, sans traçabilité (origine de la plante et suivi du processus) et sans preuve d’efficacité;, et des produits de haute qualité dont l’origine est connue (Jardins Bio, par exemple) et dont l’efficacité est documentée (produits ayant fait l’objet d’études cliniques et scientifiques). La présence d’un NPN (numéro d’approbation de Santé Canada) ne nous éclaire malheureusement pas sur ces différences. Il est donc évident que si vous utilisez un produit de la première catégorie, vous serez déçus. Par contre, si vous utilisez correctement un produit de la seconde, vous aurez des résultats. » En conclusion, je dirais que si vous décidez ce printemps de faire le ménage, assurez-vous de parler à un expert afin de choisir la qualité avant le prix.

 

Bon nettoyage !

Avez-vous une opinion sur le sujet? Faites-nous en part et nous l'ajouterons au bas de cette chronique.

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